Jeudi 15 mai 2008

Paul et Benoît n’avaient pas imaginé qu’il puisse y avoir plusieurs Jeanne Fournier, qui

auraient de surcroît un passé similaire.

Ayant rendez-vous avec la première, ils ne s’attardèrent pas, prirent les courriers et

rejoignirent Monsieur Lalouette qui les attendait.

Elle habitait un petit appartemen,t au rez-de-chaussée dans une petite rue tranquille.

C’est Madame Roland, son auxiliaire de vie qui les accueillit.

Mme Fournier était assise là dans un fauteuil, fixant le poste de télévision, ne se

retournant pas pour voir ses visiteurs.

« - C’est moi qui ai vu votre annonce dans le journal, commença Madame Roland en

leur servant un verre de jus de fruit, Madame Fournier est atteinte de la maladie

d’Alzheimer, mais elle se souvient très bien de ces années pendant et après la guerre.

Mille fois, elle m’a raconté son départ précipité de la région… Elle en fait d’ailleurs

encore des cauchemars.

C’est pour cela que je vous ai contacté ? je pense que c’est elle que vous recherchez…

Son fils, qui habite dans le sud de la France est de mon avis, et serait intéressé de

retrouver le petit trésor de sa maman.. en souvenir. »


C’est Monsieur Lalouette qui continua la conversation, pour avoir plus de détails sur la

vie de la vieille femme ; il tenta de lui parler, de recueillir ses souvenirs mais n’obtint

malheureusement aucune réponse cohérente.


Madame Roland, persuadée qu’il s’agissait de la bonne personne se permit de sortir

quelques vieux albums photos.

Benoit et Paul sortirent la photo qui était en leur possession.

Cette Jeanne Fournier n’était pas celle qu’ils recherchaient. Celle-ci était d’ailleurs une

jeune fille à l’époque des évènements, et ses parents ne ressemblaient pas à la photo de
la malle.

 

Tout le monde semblait un peu déçu de ce constat.

Mais les garçons gardaient espoir, il leur restait encore deux pistes à étudier.

 

Ils passèrent le reste de l’après midi dans les locaux de l’association de Monsieur

Lalouette et étudièrent dans un premier temps les deux courriers reçus le matin.

 

Ces deux Jeanne Fournier semblaient avoir des parcours correspondants à la recherche.

Toutes deux habitaient l’agglomération havraise et avaient sensiblement le même âge.

Elles avaient dû en 1944 quitter précipitamment leur maison. Chacune d’elles avaient

un papa prisonnier.

L’une résidait aujourd’hui dans la région rouennaise et l’autre dans l’Eure et Loir, tout

prêt du village où elle s’était réfugiée à l’époque.

Difficile à travers ces quelques mots de pouvoir distinguer laquelle était leur Jeanne

Fournier.

Leurs coordonnées téléphoniques étant précisées , Paul et Benoît laissèrent Monsieur

Lalouette les appeler.

 

Il commença par celle qui était restée en Normandie.

Après les présentations d’usage, il entra dans le vif du sujet et posa de multiples

questions, à la femme qui semblait ravie de raconter son passé.


Elle avait bien  dû partir très vite en 1944, avec des amis de sa maman, celle-ci étant

malade et son papa étant prisonnier.

D’ailleurs , elle ne les avait jamais revus.


Elle avait bien caché un petit coffre près de chez elle avant de partir, avec quelques uns
de ses objets préférés. ; mais les 48 années qui la séparaient de ce jour, lui avait fait

oublier le contenu exact. Elle se souvenait d’un peu d’argent, de photo, d’une poupée,

d’un collier mais s’il y avait autre chose elle ne s’en souvenait pas.

Toutefois, elle serait ravie de les rencontrer tous les trois pour voir si ce petit trésor

était bien le sien, et pouvoir le faire découvrir à son mari et ses enfants.

Rendez-vous fut pris pour le samedi suivant.

Benoît et Paul qui n’avaient rien perdu de la discussion grâce au haut parleur du

téléphone, étaient très enthousiastes.

 

Le deuxième appel conforta leur joie.

Cette Jeanne Fournier là, se souvenait très bien de cette période et des conditions de

son exode. Son père était prisonnier et sa mère bien malade. Elle avait dû quitter la

région en même temps que les Lefebvre, des amis de sa maman qui l’avait recueillie et

qui comme de nombreux havrais avaient trouvé refuge en Eure et Loir.

Après la guerre, elle était restée dans la famille Lefebvre, sa maman n’ayant pas

survécu et son papa se trouvant fort dépassé tout seul avec sa jeune fille. Elle s’était

marié avec un homme du coin et étaient donc restée près de Chartres.

C’est sa cousine qui avait vu le reportage à la télé et l’en avait informée. Ils n’auraient

d’ailleurs jamais pu être mis en contact autrement car depuis son mariage elle portait un
autre nom.

Elle se souvenait du jour où elle avait mis ses trésors dans cette malle, qu’elle avait

ensuite enterrée. Elle y avait déposé le pendentif de sa mère, sa poupée, une toile à

laquelle sa maman tenait tant, et quelques babioles qui devaient être importantes pour

ses yeux d’enfant. Elle ne se souvenait pas d’y avoir laissé une lettre et trouvait cela

très émouvant.

 

Elle était prête à se déplacer pour les rencontrer car il lui arrivait régulièrement encore

de rendre visite à sa famille havraise . Ils conclurent donc de se contacter dès sa

prochaine visite.

 

Ces deux appels avaient boostés Benoît et Paul ; Monsieur Lalouette était très content

de ces entretiens.

Ils savaient maintenant tous les trois que cette histoire allait aboutir.

 

Se servant un verre de soda, Benoît eut comme une révélation :

« - je crois qu’il est inutile de rencontrer ces deux Jeanne Fournier.. Rien qu’avec ces

deux coups de téléphone, nous savons laquelle est la notre ! Inutile de les faire

attendre. Rappelons les., annonçons la bonne nouvelle à Notre Jeanne Fournier.

 

Paul et Monsieur Lalouette restèrent surpris de cette soudaine déclaration et de tant

d’assurance.


Et vous avez trouvé quelle est la bonne Jeanne Fournier?

si oui, précisez le dans votre commentaire:

1) Jeanne fournier qui habite dans l'agglomération rouennaise

2) Jeanne Fournier qui habite en Eure et Loir

Prochaine et dernière partie: la réponse et la rencontre.

par Timbalou publié dans : Roman jeunesse communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Mardi 25 mars 2008

L’envoi des courriers avait été une bonne idée et avait suscité une réaction certaine de la part des médias. En effet, quelques jours après , un article succinct, reprenant quasiment les mêmes termes que leur lettre, avait paru dans la presse locale. Une antenne locale de radio et de télévision avaient manifesté un intérêt plus vif, leur donnant rendez-vous pour des interviews.

Ils se rendirent au studio de la station, avec la maman de Benoît et expliquèrent leur trouvaille, et leur démarche au journaliste. Leur intervention était enregistrée et serait diffusée dès le lendemain.

Pour la chaîne de télévision, ils durent retourner près de leur cabane pour faire quelques prises de vues pour illustrer le reportage.

 

Ces deux mises en lumière de leur histoire eut très vite des retombées.

La première émana de L’association des amis de l’histoire, de la grande ville voisine, qui se proposa de les aider..

Paul et Benoît, se rendirent dans les locaux où se réunissait l’association. Un peu sur les hauteurs de la ville dans une ancienne caserne militaire, ils disposaient d’une petite salle meublée d’étagères couvertes de toutes sortes de livres et autres documents et d’une grande table, avec des chaises autour.

Monsieur Lalouette, le vice-président les accueillit cordialement, les félicitant de leur démarche et se proposa de mettre à leur disposition les éléments que l’association disposaient quant à l’exode de la population durant la seconde guerre mondiale.

C’est ainsi qu’ils apprirent qu’en 1944, beaucoup de personnes s’étaient réfugiées dans le département de l’Eure-et-Loir…Ainsi, après une discussion passionnante avec l’historien, les deux jeunes gens s’entendirent pour envoyer un nouvel avis de recherche dans cette région au cas où cela aurait été la destination de Jeanne Fournier et qu’elle soit restée là-bas.

 

Malgré toutes leurs démarches et leur enthousiasme, il fallut attendre un peu plus d’un mois pour qu’enfin, Benoît et Paul aient des nouvelles de leur affaire…

Ce sont les coordonnées postales de Benoît qui avaient été transmises, et c’est donc lui qui eu la primeur du premier courrier.

Il s’agissait bien d’une dame nommée comme leur chère « disparue ». ce n’était pas elle qui écrivait car elle était âgée et avait demandé à son assistante de vie de faire le courrier à sa place.

Paul et Benoît relurent à plusieurs reprises les quelques lignes.

Elle était heureuse qu’on ait retrouvé « son trésor » et de pouvoir revivre quelques souvenirs heureux de son enfance grâce à eux et elle était impatiente de les rencontrer et de remercier de si charmants jeunes gens.

 

Les deux adolescents ressentirent un sentiment de fierté…Ils étaient heureux d’être aller jusqu’au bout et trépignaient déjà d’impatience de rencontrer enfin leur Jeanne Fournier…

Par téléphone, ils réussirent à fixer avec l’assistante de vie, un rendez-vous le samedi après-midi suivant.

Ils sollicitèrent Monsieur Lalouette pour les accompagner.

Ce dernier accepta avec grand enthousiasme.

 

Les quatre jours qui les séparaient du moment de la rencontre leur parurent très longs … Un sentiment d’impatience et d’appréhension les tenait. Qu’allait-ils pouvoir lui dire ? Allaient-ils oser lui poser des questions ? Ou simplement lui rendre ses affaires et la saluer poliment, rendant le passé au présent ?

 

Monsieur Lalouette passait les chercher à 13h30 devant chez Benoît, aussi en finissant les cours à 12h30, les deux garçons avaient à peine le temps de rentrer chez eux, manger vite fait, et prendre le trésor  et repartir. Un planning bien chronométré par Benoît, qui connut pourtant un léger décalage.

En effet, en arrivant chez lui avec Paul, sa mère lui tendit deux enveloppes qui lui étaient adressées.

Sur le moment, il les posa négligemment sur son bureau, les laissant en attente pour le soir. Mais, en voulant se saisir de son carnet et de son crayon, pour réaliser une éventuelle interview de leur hôte, une des enveloppes tomba à l’envers sur le tapis. Le nom de l’expéditeur sauta aux yeux de Paul : Jeanne Fournier !

Ils se dépêchèrent d’ouvrir les deux courriers, quasi identiques. Il s’agissait là aussi, de Jeanne Fournier qui les remerciait d’avoir gardé ses affaires et qui serait heureuse de les rencontrer !!!

 

Stupéfaits, les deux adolescents se laissèrent tomber sur le lit…

L’enquête n’était donc pas terminée comme ils s’en était réjouis…Il leur fallait maintenant découvrir qui était LEUR Jeanne Fournier !

 


Votez pour la suite en postant un commentaire: 

1) ils décident de rencontrer les trois pour savoir qui est la bonne
2) ils donnent les courriers à Monsieur Lalouette pour qu'il continue l'affaire
3) ils  envoient un questionnaire à chacune pour déduire en fonction de leurs réponses qui est la bonne Jeanne Fournier.

 

par Timbalou publié dans : Roman jeunesse communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Vendredi 22 février 2008
Ils se décidèrent finalement à mettre tout en oeuvre pour retrouver Jeanne Fournier.
Lemercredi suivant, Benoît et Paul se retrouvèrent prêts à commencer leurs recherches. Ils avaient fait chacun de leur côté, une liste des possibilités à explorer. En premier lieu, il leur paraissait, à tous les deux, primordial de se rendre au service d'état civil de la mairie pour vérifier si elle était toujours vivante. Si aucun avis de décès n'avait été notifié dans les registres.
Ils y allèrent confiants, et furent reçus aimablement par la responsable du service.Celle-ci ne put malheureusement que leur refuser l'accès à ces informations. N'ayant aucun lien de parenté avec la personne recherchée, la consulmtation des registres leut était impossible.Elle leur précisa qu'une telle démarche était protégée pendant 150 ans!
Leurs premiers espoirs s'evanouissaient d'un coup! Mais ils avaient l'air tellement décçus que la fonctionnaire se permit de leur semander les raisons d'une telle recherche.
Brisant le silence qu'ils s'étaient imposés, les deux adolescents racontèrent leur découverte.
Touchée par leur récit, la femme leur conseilla de rencontrer le journaliste de la ville, qui serait peut être intéressé pour en faire un article dans le journal municipal. Devant leur yeux qui s'éclairaient à nouveau, elle les accompagna auprès de son collègue.
Posté derrière son ordinateur, l'homme les écouta à son tour, ne sembla pas très enthousaiste mais pris leurs coordonnées téléphoniques et les assura de lancer un appel dans la prochaine édition.

Benoît et Paul remercièrent leurs deux interlocuteurs et se retrouvèrent, dépités, sur un banc dans le parc entourant la mairie.
"- Je crois qu'on y arrivera pas, se découragea d'emblée Paul.
- Ouais, ça va pas être simple... continua Benoît en jouant nerveusement avec le bout de papier sur lequel il avait écrit sa liste.
- On n'a qu'à tout remettre au conservateur du musée, et lui verra ce qu'il faut en faire, suggéra Paul.
Benoît restait muet. Il se remémorait tous les plans qu'il avait imaginés...cherchant une idée lumineuse.
"- Je doute que la presse municipale ait un impact suffisant...Pourquoi ne pas contacter tous les médias locaux pour lancer un avis de recherche, proposa Benoît, reboosté d'un coup par son idée.
Paul se laissa convaincre aussitôt.

Les deux jeunes gens filèrent au point jeunes de la ville pour utiliser les ordinateurs.Pendant que Paul cherchait les différentes adresses des radios, télés et journaux locaux, Benoit rédigea un communiqué récapitulant leur découverte et adressant un avis de recherche pour retrouver Jeanne Fournier.
Ils préparèrent ainsi une vingtaine de courriers.
En les portant le soir même, les deux garçons avaient retrouvé espoir et motivation.
Et une petite pointe d'impatience s'installa en eux. Ils allaient passer les jours suivants à guetter le moindre article et à espérer un éventuel appel sur leur portable.


Pour permettre d'écrire la suite, merci de voter dans vos commentaires pour l'un des choix suivants:
1) N'obtenant aucune réponse, ils abandonnent les recherches.
2)Ils retrouvent la trace de Jeanne Fournier
3)Ils reçoivent plusieurs réponses, plusieurs Jeanne Fournier se manifestent.
par Timbalou publié dans : Roman jeunesse communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 24 janvier 2008
La nuit commençait à tomber et la pénombre enveloppait le sous-bois. Benoît et Paul devaient penser à rentrer chez eux.
"- Qu'est-ce qu'on fait de tout cela, maintenant? demanda Paul, on va quand même pas s'amuser à l'enterrer à nouveau!
- Si je suis tombé dessus c'est peut-être un signe...
- Un signe de quoi? pouffa Paul, n'importe quoi, toi! C'est juste un coffre avec de vieilles affaires! Et si ça se trouve, cela fait pas longtemps qu'il est là, quelqu'un l'aura jeté là en déménageant!
- J'ai l'impression que non, reprit Benoît, moi j'ai envie de garder tout pour l'instant. Le temps qu'on sache quoi en faire...
-Ok, si tu veux, mais on ne peut pas le laisser là. On ne le retrouvera pas..."

Ils se décidèrent finalement à tout emporter, rangeant tous les objets dans le sac de Benoît, et laissant le coffre, caché sous de vieilles planches et des branchages, tout à côté de la cabane.

"- C'est quand même dommage qu'il n'y avait pas un trésor dedans, se plaignit Paul sur le chemin du retour.
- C'est quand même le trésor de quelqu'un, continua Benoît, concluant avant de se séparer sur le seuil de la porte de chez lui:
- Bon, réfléchis bien à ce qu'on va pouvoir en faire. Pour l'instant pas un mot à personne. Rien avant qu'on ait décidé quoi faire!"

      Seul dans sa chambre à l'heure du coucher, Benoît, gardien d'un secret et d'un trésor, ne pouvait s'empêcher de s'imaginer nombres d'histoires; des plus logiques aux plus farfelues, concernant sa découverte. Il énuméra plusieurs fois mentalement le contenu du coffre et s'étonna finalement de ne pas avoir ouvert la lettre.
Il la sortit de son sac, la tourna et retourna dans sa main, tacha de voir au travers. Mais il résista à l'envie de l'ouvrir sans Paul. Il la ranga précieusement et finit par s'endormir, impatient de découvrir le contenu de ce courrier.

Il lui fallait attendre le lundi, après les cours. Et cette attente sembla interminable. La journée de cours leur sembla si longue...et impossible pour les jeunes de se concentrer sur quoi que ce soit d'autre. Leur esprit et leurs pensées traînaient du côté d'une vieille malle au fond du bois, d'une lettre qui n'attendait plus qu'eux.
La sonnerie de 16h30 les soulagea et c'est avec un entrain particulier qu'ils rentrèrent avec hâte chez eux, se promettant de se retrouver une heure plus tard dans leur cabane.

     Il leur avait fallut ruser quelque peu pour être certains d'être seuls dans leur quartier général, et maintenant, qu'ils étaient tous deux tranquilles, une petite pointe au coeur les rendaient tout choses, tout tremblants, avant d'ouvrir enfin ce fameux messages.
C'est Benoît qui décacheta l'enveloppe, lentement, avec précaution pour ne pas l'abîmer.

" Harfleur, le 12 Juillet 1944

A la personne qui ouvrira ce courrier.
En trouvant cette lettre, vous avez aussi trouvé toutes les choses que j'aime le plus au monde. Je les ai enterrées làcar il faut que je m'en aille vite et sans trop de bagage.
Papa est prisonnier, Maman est bien malade et on m'a dit qu'il était dangereux de rester ici. Je pars à la campagne avec la meilleure amie de ma maman, Thérèse Lefèbvre.
Gardez bien mes affaires, je reviendrais les chercher.
Merci.
Jeanne Fournier."


     Saisis d'émotions et ne sachant comment réagir vraiment, Benoît et Paul échaffaudait de nombreux scénarios quant à la suite de la vie de cette jeune fille.
"- Je crois que ça y est cette fois, c'est fini. T'as vu la date sur la lettre. C'était pendant la guerre. Elle doit être morte maintenant, cette fille, avança Paul, Sinon, elle serait revenue chercher ses affaires.
- Peut-être, Peut-être pas. Qui sait? Et puis même, peut-être que ses enfants voudraient avoir ça?renchérit Benoît
- Ah oui, et comment on les retrouve, dis moi?
- Je ne sais pas, il doit bien y avoir un moyen...


Merci de voter dans les commentaires pour la suite:
1) Ils abandonnent le tout.
2) Ils vont chercher de l'aide auprsè du responsable du musée de leur ville
3) Ils commencent à mener une enquête pour retrouver Jeanne Fournier et ses descendants




par Timbalou publié dans : Roman jeunesse communauté : papierlibre
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Samedi 5 janvier 2008

Les deux adolescents hésitèrent. Fallait-il ouvrir ce coffre, le remettre à sa place, ou aller prévenir la police de leur trouvaille.  Il ne leur fallut pas longtemps pour s'entendre finalement. Leur curiosité ayant pris le dessus sur la prudence, ils choisirent de l'ouvrir.
Benoît s'accroupît et joua avec le crochet rouillé. Malgré ses efforts et ceux de Paul qui essaya à son tour, la malle refusait catégoriquement de céder.
leurs outils étant restés près de la cabane, il leur fallait remonter jusque là-bas. Le coffre n'était pas très lourd mais la terre humide se dérobait sous leurs pieds et ralentissait leur progression. Toutefois, l'envie de découvrir le contenu, les porta et ils se retrouvèrent vite dans ce qu'il restait de leur cabane.
Le coffre trônait y maintenant au centre.
Benoît et Paul avait marqué un temps d'arrêt.
"- C'est sûr, on l'ouvre? déclara Benoît
-sûr."
Benoît sortit de son sac à dos, un tournevis et un marteau et, s'apprêtant à faire sauter la serrure, lança:
"- Advienne que pourra!
-Attends, l'interrompit Paul, en dissimulant rapidement avec quelques branchages et son blouson leur trésor.
Juste à temps. Avant que Thomas et Mathieu ne sortent de derrière un arbre.
"- Oh la la, votre cabane! s'étonna Thomas
- Y a plus qu'à la refaire, conclua Mathieu.
- On va vous aider, se proposa Thomas.
- Non, c'est bon, on n'a pas besoin de vous!, s'énerva Benoît.
-Merci les gars, mais on préfère le faire seuls, intervint Paul, plus calmement, pour se débarasser des deux autres.

Thomas était le frère de Benoît; et, lui et Mathieu passaient beaucoup de temps avec leurs ainés. Ils n'avaient donc pas été longs à les retrouver. Ne les ayant pas vus sur le terrain de basket, ils savaient les retrouver dans le petit bois et avaient risqué de les rejoindre sachant pertinemment que lorsqu'ils se réfugiaient ici c'était pour être seuls et tranquilles. C'est justement ce qui les attirait. En effet, ce besoin d'être seuls cachait certainement quelque chose et, les surprendre à chaque fois était devenu leur jeu favori.

Assis sur la malle, Paul tentait d'adopter une attitude naturelle mais trépignait intérieurement, espérant vivement le départ des deux plus jeunes, qui semblaient pourtant , bien décidés à s'installer!

Afin de détourner l'attention, Benoît reprit ses recherches de planches et autres matériaux utiles à la reconstruction, dirigeant les opérations et donnant des ordres à Thomas et Mathieu pour l'aider dans sa tâche.

Presqu'une heure passa ainsi. Paul, assis sur son trésor, prétextant un mal de cheville pour ne pas bouger et Benoît en chef de chantier.

Ce jeu-là fatigua vite Thomas et Mathieu qui finirent par capituler.

"- Vous n'avez pas envie d'aller jouer un peu au basket? lança Mathieu

- Ouais, on continuera demain, s'enthousiasma Thomas.

-Non, moi je ne peux pas, refusa Paul, j'ai trop mal à la cheville.

- Bon, ben moi, j'reste avec lui, conclut Benoît, je vais l'aider à rentrer. Mais allez-y vous si vous voulez."

Les deux plus jeunes ne se firent pas prier et détalèrent rapidement direction le city-stade un peu plus loin derrière.

Paul et Benoît attendirent encore quelques instants, s'assurant qu'ils étaient bien seuls et se précipitèrent, marteau et tournevis en main, sur le gros crochet.

Ils durent s'y reprendre plusieurs fois, insister de toutes leurs forces avant de faire céder enfin ce fichu crochet.

Le coeur battant jusque dans leurs oreilles, les deux garçons se regardèrent à la fois satisfaits et inquiets. La découverte était si proche; ménager encore un peu plus de suspense.

Fallait-il vraiment ouvrir? Ils pouvaient encore changer d'avis.

"- Bon, allez, à 3, on ouvre ensemble, se décida enfin Benoît.

-1...2...3"

La malle ne s'ouvrit pas sur un tas de pièces d'or ou de pierres précieuses. Les pirates qui étaient passés par là, il y a plusieurs siècles, ne leur avaient pas laissés de souvenir.

Un peu déçus mais curieux malgré tout, ils firent l'inventaire du contenu:

- Une poupée de porcelaine, toute sale, dont la robe et les cheveux avaient été mangés par le temps.

- Quelques pièces d'anciens francs, sans doute.

- Un cahier d'écolier.

-Une photo; un homme, une femme et une petite fille.

- Un collier avec un pendentif qui en s'ouvrant laissa tomber une mèche de cheveux.

- Une sorte de toile roulée.

-et une lettre adressée à la personne qui la trouvera.

Ils rangèrent au fur et à mesure tous ces objets dans la malle, remirent délicatement les cheveux dans leur écrin et restèrent muets quelques instants encore, émus par ces souvenirs appartenant à un inconnu.

"- Et maintenant, on fait quoi?" murmura Benoît.


Votez pour choisir la suite de l'histoire parmi ces trois possibilités (dans ajouter un commentaire):

1) ils referment le coffre et l'enterrent à nouveau
2) Ils emmènent le coffre aux objets perdus à la Mairie
3) Ils lisent la lettre.

Merci de voter jusqu'au 20 Janvier.

par Timbalou publié dans : Roman jeunesse communauté : papierlibre
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Dimanche 23 décembre 2007
            Chaque fois qu'ils le pouvaient, Benoit et Paul se retrouvaient le week -end. Parfois, pour de grandes balades en vélo, pour jouer au basket avec les copains, mais sutout pour se réfugier dans leur cabane.
Cabane, qui, en fait, n'était qu'un amas de planches récupérées de-ci de-là, assemblées et clouées tant bien que mal. Ils avaient installés ce fameux quartier général dans un semblant de petits bois derrière chez eux. Ce sont certainement les arbres présents qui permettaient d'appeler cela un petit bois, car cet endroit non entretenu servait régulièrement de décharge à ceux qui oubliaient d'aller jusqu'à la déchetterie.
Ainsi, Benoit et Paul avait recyclé de vieilles chaises en les retapant un peu à l'aide de cordes et de clous!
L'endroit étant public, régulièrement, ils devaient réinstallées de nouvelles planches et remeubler un peu pour être à leur aise.
Ils passaient là des après-midis entiers à refaire le monde et à parier sur l'avenir.

Ce samedi-là, ils étaient partis, sacs plein d'outils au dos, prêts à opérer toutes les réparations qui s'imposeraient.
Il avait beaucoup plu dans la semaine et le terrain était très humide et glissant. La pente naturelle du lieu les ralentissait un peu, mais ils ne furent pas longs à arriver à destination.
En apercevant de loin, les nombreuses planches au sol, ils furent un instant découragés mais la colère prit le dessus. Ils comprenaient aisément que d'autres puissent investir les lieux en leur absence mais ne supportaient pas les dégradations constantes. Pourtant, chaque fois, ils recommençaient. Peut-être qu'en fait, leur seul plaisir résidait dans cette construction constante. 

En s'approchant, ils constatèrent  l'étendue des dégats. Le vandalisme ne devait pas être le seul responsable. Les fortes pluies avaient engendré des coulées de boues qui avaient emporté les fondations précaires. Les chaises avaient glissées jusqu'en bas de la pente, et les caissettes qui servaient de table ou étagères étaient aussi éparpillées.

La cabane s'était effondrée. Comme celle du petit cochon quand le loup avait soufflé dessus!
Mais recommencer tout n'effrayait pas les deux garçons. Au contraire, en réalisant que le vent et la pluie avait eu raison de leur ouvrage, ils étaient davantage motivés et prêts à recommencer en prenant soin de solidifier l'ensemble.
  
              Ils se mirent rapidement au travail, regroupant tous leurs matériaux dispersés alentour.
En essayant d'attrapper une chaise coincée dans le petit ravin du bas, Benoît glissa de tout son long et tomba bien plus bas que la chaise. Trempé de boue de la tête aux pieds, il réussi à se relever, énervé de ne pas avoir pu éviter la chute, il shoota de colère dans une caissette à ses pieds.

Paul avait accouru en entendant son ami crier.
"- Ca va rien de cassé?
- Non. Ca va, repondit Benoît un peu brutalement. Et s'apercevant soudain que la caisse dans laquelle il avait tapé ressemblait plutôt à un petit coffre, interpela Paul:
- Viens voir, j'ai tapé dans un truc bizarre."

Paul descendit doucement la pente, pour ne pas tomber. Ils se retrouvèrent tous les deux, plantés devant ce coffre.
 Il ressemblait à une petite malle en cuir, fermée par un gros crochet en métal. Il ne pouvait pas avoir été jeté là par quelqu'un qui voulait s'en débarasser. Il semblait plutôt être assez ancien et avoir été enterré là. 

"- Cela ressemble à une malle à trésor, prononça doucement Benoît
- Oui, peut être qu'il y a quelque chose d'important dedans
- Tu crois vraiment qu'on a trouvé un trésor?
- Qui sait?
Qu'est ce qu'on fait alors maintenant?"


A vous de choisir la suite de l'histoire:
1) ils ouvrent le coffre
2) ils vont prévenir la police de leur trouvaille
3) ils cachent le coffre et continuent leur cabane.

J'écrirais la deuxième partie en fonction de vos votes. Joignez votre choix: 1,2 ou 3 dans vos commentaires. merci



par Timbalou publié dans : Roman jeunesse
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