Samedi 26 janvier 2008

Une mélodie presque joyeuse
Se promène dans ma tête.
Une petite musique squatteuse
Qui a décidé de faire la fête.


Elle réveille mes pensées nuageuses
M'oblige d'office à me bouger,
Assourdit mes humeurs tapageuses
Et me dessine un sourire niais.


Si d'aventure, vous êtes surpris
Par mon expression ironique
Tenter d'entendre vous aussi
cette drôle de petite musique.


Si vous restez sourds malgré tout
Et étonnés de mon air comique...
Sachez que je ne me fiche pas de vous
Battre la mesure me donne des tics!

par Timbalou publié dans : Poèmes communauté : papierlibre
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Jeudi 24 janvier 2008
La nuit commençait à tomber et la pénombre enveloppait le sous-bois. Benoît et Paul devaient penser à rentrer chez eux.
"- Qu'est-ce qu'on fait de tout cela, maintenant? demanda Paul, on va quand même pas s'amuser à l'enterrer à nouveau!
- Si je suis tombé dessus c'est peut-être un signe...
- Un signe de quoi? pouffa Paul, n'importe quoi, toi! C'est juste un coffre avec de vieilles affaires! Et si ça se trouve, cela fait pas longtemps qu'il est là, quelqu'un l'aura jeté là en déménageant!
- J'ai l'impression que non, reprit Benoît, moi j'ai envie de garder tout pour l'instant. Le temps qu'on sache quoi en faire...
-Ok, si tu veux, mais on ne peut pas le laisser là. On ne le retrouvera pas..."

Ils se décidèrent finalement à tout emporter, rangeant tous les objets dans le sac de Benoît, et laissant le coffre, caché sous de vieilles planches et des branchages, tout à côté de la cabane.

"- C'est quand même dommage qu'il n'y avait pas un trésor dedans, se plaignit Paul sur le chemin du retour.
- C'est quand même le trésor de quelqu'un, continua Benoît, concluant avant de se séparer sur le seuil de la porte de chez lui:
- Bon, réfléchis bien à ce qu'on va pouvoir en faire. Pour l'instant pas un mot à personne. Rien avant qu'on ait décidé quoi faire!"

      Seul dans sa chambre à l'heure du coucher, Benoît, gardien d'un secret et d'un trésor, ne pouvait s'empêcher de s'imaginer nombres d'histoires; des plus logiques aux plus farfelues, concernant sa découverte. Il énuméra plusieurs fois mentalement le contenu du coffre et s'étonna finalement de ne pas avoir ouvert la lettre.
Il la sortit de son sac, la tourna et retourna dans sa main, tacha de voir au travers. Mais il résista à l'envie de l'ouvrir sans Paul. Il la ranga précieusement et finit par s'endormir, impatient de découvrir le contenu de ce courrier.

Il lui fallait attendre le lundi, après les cours. Et cette attente sembla interminable. La journée de cours leur sembla si longue...et impossible pour les jeunes de se concentrer sur quoi que ce soit d'autre. Leur esprit et leurs pensées traînaient du côté d'une vieille malle au fond du bois, d'une lettre qui n'attendait plus qu'eux.
La sonnerie de 16h30 les soulagea et c'est avec un entrain particulier qu'ils rentrèrent avec hâte chez eux, se promettant de se retrouver une heure plus tard dans leur cabane.

     Il leur avait fallut ruser quelque peu pour être certains d'être seuls dans leur quartier général, et maintenant, qu'ils étaient tous deux tranquilles, une petite pointe au coeur les rendaient tout choses, tout tremblants, avant d'ouvrir enfin ce fameux messages.
C'est Benoît qui décacheta l'enveloppe, lentement, avec précaution pour ne pas l'abîmer.

" Harfleur, le 12 Juillet 1944

A la personne qui ouvrira ce courrier.
En trouvant cette lettre, vous avez aussi trouvé toutes les choses que j'aime le plus au monde. Je les ai enterrées làcar il faut que je m'en aille vite et sans trop de bagage.
Papa est prisonnier, Maman est bien malade et on m'a dit qu'il était dangereux de rester ici. Je pars à la campagne avec la meilleure amie de ma maman, Thérèse Lefèbvre.
Gardez bien mes affaires, je reviendrais les chercher.
Merci.
Jeanne Fournier."


     Saisis d'émotions et ne sachant comment réagir vraiment, Benoît et Paul échaffaudait de nombreux scénarios quant à la suite de la vie de cette jeune fille.
"- Je crois que ça y est cette fois, c'est fini. T'as vu la date sur la lettre. C'était pendant la guerre. Elle doit être morte maintenant, cette fille, avança Paul, Sinon, elle serait revenue chercher ses affaires.
- Peut-être, Peut-être pas. Qui sait? Et puis même, peut-être que ses enfants voudraient avoir ça?renchérit Benoît
- Ah oui, et comment on les retrouve, dis moi?
- Je ne sais pas, il doit bien y avoir un moyen...


Merci de voter dans les commentaires pour la suite:
1) Ils abandonnent le tout.
2) Ils vont chercher de l'aide auprsè du responsable du musée de leur ville
3) Ils commencent à mener une enquête pour retrouver Jeanne Fournier et ses descendants




par Timbalou publié dans : Roman jeunesse communauté : papierlibre
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Lundi 21 janvier 2008
Vous avez donc choisi pour la suite de la Malle perdue: Ils lisent la lettre.
Je me mets de ce pas à écrire la suite que je vous mettrais en ligne très rapidement
par Timbalou
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Vendredi 18 janvier 2008
Après trois bonnes heures de corvées que ma sœur m’avait réservées, je m’étais installée sur une chaise longue, avec un livre acheté le matin. Je n’avais lu que quelques lignes que j’avais oubliées. Derrière mes lunettes de soleil, le livre n’était que prétexte à observer discrètement ce qui se passait dans la maison voisine. Cette petite ruse me permettait de me cacher davantage de Claire que des nouveaux arrivants. Nos deux maisons étant séparées par quelques bons mètres ! 

Apparemment, il n’y avait plus de va-et-vient . Les fenêtres étaient grandes ouvertes. Cela faisait des années que cette maison n’avait pas respiré. L’intérieur devait empester le renfermé, bien plus que le parfum de violette de Mademoiselle Mildieu. Elle avait été si gentille avec nous, que j’avais eu beaucoup de peine quand elle nous avait quitté. La vieille dame s'en était allée pendant son sommeil. Une belle mort, comme ils ont dit au village. Depuis que ses petits neveux étaient venus vider la maison, plus personne n’en avait ouvert la porte. A part peut être, pour la faire visiter à quelques rarissimes acheteurs potentiels. Difficile de vendre une vieille maison perdue au fond d’un chemin sans issue, dans un petit village distant d’une bonne demi-heure en voiture de la ville la plus proche. Quelle lubie avait poussé cet homme à venir s’installer dans cette vieille bâtisse, au fond de nulle part. J’aurai tant aimé partir d’ici, moi ! Le camion s’en allait et j’essayais de distinguer combien de personnes restaient à la maison quand Claire m’interpela : 
« - Flo, tu veux bien rentrer le linge, il doit être sec. »
 Claire était incapable de rester à ne rien faire, et, je crois qu’elle ne supportait pas que j’aime à me prélasser. C’est une fourmi, ma sœur. S’activant à longueur de temps, du, matin au soir, du lundi au dimanche, toute l’année. Nous ne sommes jamais parties en vacances. Du moins, depuis que nous n’étions plus que toutes les deux. Même pendant mes congés annuels, nous ne nous accordons pas d’extras. Quelques soirées-barbecue en tête à tête tout au plus. En pénétrant dans la lingerie, je fus étonnée d’entendre ma sœur parler. Je ne comprenais pas ce qu’elle disait, mais au ton cérémonieux qu’elle employait, je savais qu’elle ne s’adressait pas à moi. A qui pouvait elle bien téléphoner ? Curieuse, je m’approchais doucement pour la surprendre et m’arrêtai stupéfaite. IL était là ! Notre voisin était là, déjà, dans notre salle de séjour, discutant avec ma sœur. La bonne trentaine, grand brun, à l’allure sportive. Plutôt l’air sympathique. Son regard se voulait amical pourtant il m’a glacée sur place, quand s’apercevant de ma présence, il me salua : 
« - Bonjour, Pierre Sarzac, votre nouveau voisin.
  -Monsieur Sarzac, continua Claire sur un ton solennel, tient à nous offrir un apéritif pour fêter son arrivée. 
- Je suis seul pour étrenner ma maison, précisa-t’il, aussi c’est une chance d’avoir de charmantes voisines. » 
Je trouvai désagréable et empreint de sous entendus le sourire qui avait conclu sa phrase. 

Et s’il était le petit fils de Landru ?
par Timbalou publié dans : roman communauté : papierlibre
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Lundi 14 janvier 2008

SSA40505.JPG

Me promenant, nu-pieds
Sur une plage d'été
Le sable venant chatouiller
Mes orteils décontractés;

J'ai senti le goût du sel
Entendu les coquillages
Chanter des ritournelles
Contant de grands voyages.

M'allongeant, reposée
Sur une plage d'été
Le soleil venant carresser
Ma peau à peine dorée.

J'ai goûté la chaleur
J'ai vu des voiles et des îles
Me promettant des trésors
et des fleurs aux parfums subtils.

M'en allant à regret
De cette plage d'été
Le sable ayant pénétré
Ma peau dénudée.

J'ai touché une dernière fois,
Profondément, j'ai respiré,
Et, j'ai gardé au bout des doigts
Le goût de cette plage d'été.

par Timbalou publié dans : Poèmes communauté : papierlibre
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Samedi 12 janvier 2008

Je ne me suis pas méfié
Je chantais soir et matin
Je ne me suis pas douté
Que disparaîtrait mon refrain.

Un coup de vent m'a soufflé les paroles;
Dans les airs, elles dansent la farandole.

Je n'aurais jamais cru
Ne plus m'entendre fredonner;
Les mélodies aussi ont disparu,
Je ne peux même plus chantonner!

Un coup de vent m'a soufflé les paroles
Les accords et les harmonies aussi ont pris leur envol.

Je ne me suis pas méfié
Je n'aurais jamais cru 
Que je me sentirais muet
En ne barytonnant plus!

par Timbalou publié dans : Poèmes communauté : papierlibre
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Jeudi 10 janvier 2008

Il s'est perdu dans son dédale

De trop d'alcool et de fumées.

Il s'est tant oublié à se faire du mal

A ne plus se voir, ne plus s'exprimer.

 

Il est aisé sans doute de ne plus penser.

De paradis artificiels, s'anesthésier.

Un coma volontaire pour se réfugier.

Une armure factice pour se protéger.

 

Bien plus rude, en effet, de se réveiller

D'affronter ses démons et ses douleurs;

Les combattre coeur à nu pour se soigner

Et retrouver peu à peu goût au bonheur.

 

Bien sûr, le labyrinthe est grand et tortueux,

Mais, ensemble, le chemin s'ouvre à nouveau.

Retrouver sa route pour aller mieux,

Repartir, plus fort que tous ces maux.

par Timbalou publié dans : Poèmes communauté : papierlibre
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Lundi 7 janvier 2008
rue-des-104.jpgJuste pour le plaisir des lignes, des parallèles, des carrés, des rectangles, des diagonales. Un petit peu de géométrie parmi les mots.
par Timbalou publié dans : Photos
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Dimanche 6 janvier 2008
SSA40515.JPGun beau château de sable pour nous faire patienter pendant ces mois d'hiver pluvieux et froids
par Timbalou publié dans : Photos
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Samedi 5 janvier 2008

Les deux adolescents hésitèrent. Fallait-il ouvrir ce coffre, le remettre à sa place, ou aller prévenir la police de leur trouvaille.  Il ne leur fallut pas longtemps pour s'entendre finalement. Leur curiosité ayant pris le dessus sur la prudence, ils choisirent de l'ouvrir.
Benoît s'accroupît et joua avec le crochet rouillé. Malgré ses efforts et ceux de Paul qui essaya à son tour, la malle refusait catégoriquement de céder.
leurs outils étant restés près de la cabane, il leur fallait remonter jusque là-bas. Le coffre n'était pas très lourd mais la terre humide se dérobait sous leurs pieds et ralentissait leur progression. Toutefois, l'envie de découvrir le contenu, les porta et ils se retrouvèrent vite dans ce qu'il restait de leur cabane.
Le coffre trônait y maintenant au centre.
Benoît et Paul avait marqué un temps d'arrêt.
"- C'est sûr, on l'ouvre? déclara Benoît
-sûr."
Benoît sortit de son sac à dos, un tournevis et un marteau et, s'apprêtant à faire sauter la serrure, lança:
"- Advienne que pourra!
-Attends, l'interrompit Paul, en dissimulant rapidement avec quelques branchages et son blouson leur trésor.
Juste à temps. Avant que Thomas et Mathieu ne sortent de derrière un arbre.
"- Oh la la, votre cabane! s'étonna Thomas
- Y a plus qu'à la refaire, conclua Mathieu.
- On va vous aider, se proposa Thomas.
- Non, c'est bon, on n'a pas besoin de vous!, s'énerva Benoît.
-Merci les gars, mais on préfère le faire seuls, intervint Paul, plus calmement, pour se débarasser des deux autres.

Thomas était le frère de Benoît; et, lui et Mathieu passaient beaucoup de temps avec leurs ainés. Ils n'avaient donc pas été longs à les retrouver. Ne les ayant pas vus sur le terrain de basket, ils savaient les retrouver dans le petit bois et avaient risqué de les rejoindre sachant pertinemment que lorsqu'ils se réfugiaient ici c'était pour être seuls et tranquilles. C'est justement ce qui les attirait. En effet, ce besoin d'être seuls cachait certainement quelque chose et, les surprendre à chaque fois était devenu leur jeu favori.

Assis sur la malle, Paul tentait d'adopter une attitude naturelle mais trépignait intérieurement, espérant vivement le départ des deux plus jeunes, qui semblaient pourtant , bien décidés à s'installer!

Afin de détourner l'attention, Benoît reprit ses recherches de planches et autres matériaux utiles à la reconstruction, dirigeant les opérations et donnant des ordres à Thomas et Mathieu pour l'aider dans sa tâche.

Presqu'une heure passa ainsi. Paul, assis sur son trésor, prétextant un mal de cheville pour ne pas bouger et Benoît en chef de chantier.

Ce jeu-là fatigua vite Thomas et Mathieu qui finirent par capituler.

"- Vous n'avez pas envie d'aller jouer un peu au basket? lança Mathieu

- Ouais, on continuera demain, s'enthousiasma Thomas.

-Non, moi je ne peux pas, refusa Paul, j'ai trop mal à la cheville.

- Bon, ben moi, j'reste avec lui, conclut Benoît, je vais l'aider à rentrer. Mais allez-y vous si vous voulez."

Les deux plus jeunes ne se firent pas prier et détalèrent rapidement direction le city-stade un peu plus loin derrière.

Paul et Benoît attendirent encore quelques instants, s'assurant qu'ils étaient bien seuls et se précipitèrent, marteau et tournevis en main, sur le gros crochet.

Ils durent s'y reprendre plusieurs fois, insister de toutes leurs forces avant de faire céder enfin ce fichu crochet.

Le coeur battant jusque dans leurs oreilles, les deux garçons se regardèrent à la fois satisfaits et inquiets. La découverte était si proche; ménager encore un peu plus de suspense.

Fallait-il vraiment ouvrir? Ils pouvaient encore changer d'avis.

"- Bon, allez, à 3, on ouvre ensemble, se décida enfin Benoît.

-1...2...3"

La malle ne s'ouvrit pas sur un tas de pièces d'or ou de pierres précieuses. Les pirates qui étaient passés par là, il y a plusieurs siècles, ne leur avaient pas laissés de souvenir.

Un peu déçus mais curieux malgré tout, ils firent l'inventaire du contenu:

- Une poupée de porcelaine, toute sale, dont la robe et les cheveux avaient été mangés par le temps.

- Quelques pièces d'anciens francs, sans doute.

- Un cahier d'écolier.

-Une photo; un homme, une femme et une petite fille.

- Un collier avec un pendentif qui en s'ouvrant laissa tomber une mèche de cheveux.

- Une sorte de toile roulée.

-et une lettre adressée à la personne qui la trouvera.

Ils rangèrent au fur et à mesure tous ces objets dans la malle, remirent délicatement les cheveux dans leur écrin et restèrent muets quelques instants encore, émus par ces souvenirs appartenant à un inconnu.

"- Et maintenant, on fait quoi?" murmura Benoît.


Votez pour choisir la suite de l'histoire parmi ces trois possibilités (dans ajouter un commentaire):

1) ils referment le coffre et l'enterrent à nouveau
2) Ils emmènent le coffre aux objets perdus à la Mairie
3) Ils lisent la lettre.

Merci de voter jusqu'au 20 Janvier.

par Timbalou publié dans : Roman jeunesse communauté : papierlibre
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