Mardi 4 mars 2008

Ami

Le temps qui passe, mon ami, nous fait une couverture dont nous tricotons chaque carré. 

Un patchwork de nos rires, de nos tristesses, de nos je t'aime toujours tus.

Elle nous enveloppe, confortablement, protégeant nos sourires et notre pudeur.

Elle recouvrira, peut être un jour, notre vieillesse et nos souvenirs?

Par Timbalou - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Lundi 3 mars 2008

Une vie sans ton sourire
Sans ton soutien et sans nos rires
Une vie sans t'avoir rencontrée
Une vie sans ton amitié....

Serait comme une nuit sans étoile.

Par Timbalou
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Samedi 1 mars 2008

Pierre était peintre. Il commençait à jouir d’une certaine notoriété. Impossible de savoir si cette reconnaissance était due à son talent ou à « sa double vie », comme il aimait la définir. Sachant user de son charme, il était parvenu à être un invité incontournable des soirées de la bonne société. Paradant au bras d’une personnalité en vogue ou chevalier servant de belles dames fortunées.

Il avait réussi à monter quelques expositions où tout ce beau monde se pressait avec intérêt. A moins que ce ne fut par snobisme.

Pierre avait réussi à se vendre ; Il venait même de signer avec une galerie parisienne renommée, contrat qui lui assurait aussi une exposition à Londres et à New York.

 

                        Seulement, il lui fallait à nouveau peindre. S’éloigner de toute cette sphère mondaine. Retrouver l’essentiel.

L’artiste avait besoin de se ressourcer, d’aller puiser dans les forces de la nature, dans les secrets du ciel pour créer.

 

Il reviendrait triomphant début janvier.

Il avait préparé sa retraite en cultivant le mystère.

L’artiste s’imprégnait d’émotions et de vibrations dans les soirées et les rencontres, mais c’est dans la solitude qu’il pouvait leur donner vie.

Toutes ses relations l’avaient compris, et fiers d’être dans les secrets du peintre, attendaient impatiemment de découvrir ses nouvelles œuvres pour retrouver, peut-être, une trace d’eux-mêmes.

Il lui fallait s’isoler de toutes ces futilités et revenir dans la réalité pour la sublimer.

Voilà pourquoi il avait choisi cette maison.

 

                        Claire était subjuguée. A mesure que Pierre nous racontait sa vie, le visage de ma sœur passait par toutes les formes d’expression.

Elle jouait même les coquettes. Passant ses doigts dans ses cheveux, ramenant les mèches, tombées de son chignon, derrière ses oreilles. Doucement. Presque sensuellement.

Son attitude me mettait mal à l’aise. Il me semblait être en présence d’une inconnue.

 

                        Une dizaine de jours après son arrivée, Pierre dînait avec nous un soir sur deux. Ces soirs là, Claire fredonnait en préparant le repas.

 

                        Claire avait abandonné son sacro-saint chignon, qui lui assénait dix ans de plus, pour une sage queue de cheval, puis elle a renoncé à attacher ses cheveux. Elle les laissait tomber sur ses épaules, apprenant, chaque jour, à les faire voler d’un geste gracieux de la main ou d’un coup de tête délicat.

 

                        Je n’avais jamais vu Claire ainsi. Elle était autre. Je n’avais jamais vu Claire avec un homme. Hormis, Papa. Nous vivions quasiment à huis clos depuis quinze années. Je n’avais jamais vu Claire avec personne d’ailleurs. Même quand elle travaillait encore à l’extérieur, elle n’a jamais amené de collègues à la maison. Je n’en ai même jamais entendu parler.

Ah si ! Je me souviens de Frédéric. Il me semble même qu’ils étaient fiancés, ou presque.

C’était avant l’accident.

Avant que Papa et Maman ne soient emportés brutalement.

Avant qu’elle ne se retrouve à vingt deux ans, responsable légale de sa petite sœur, de dix ans sa cadette.

Avant qu’elle ne soit obligée d’abandonner ses rêves.

A ma connaissance, Frédéric n’a plus jamais donné signe de vie. Banal.

J’ai su par un bonne âme qu’il avait une bonne situation et une charmante épouse. Il doit aussi, avoir de beaux enfants…

 

 

 

 

 

 

 

Par Timbalou - Publié dans : roman - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 27 février 2008

Nu, comme au départ, on partira
Et notre message s'autodétruira.
Nos yeux, nos sens se couperont là;
 Et notre tour on passera.

En plan, notre histoire on laissera
Nos amours, nos bonheurs, nos joies,
Nos drames et nos rires aux éclats;
Toutes nos envies en resteront là.

Dans les ténèbres, on entrera.
Une nuit sans étoile s'ouvrira.
Cette lumière, peut être nous accueillera,
Ce long tunnel dont on nous parle des fois.

Dans l'univers on retournera,
Et hors du temps on errera.
Peu à peu,  on disparaîtra
Et d'infini 'on s'habillera.

On partira
Un jour

On laissera
Tous nos jours.

On entrera 
dans la nuit

On sera 
l'Infini

Par Timbalou - Publié dans : Poèmes - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Lundi 25 février 2008


Je me réveille doucement
Le nez sur mon café 
Le jour s'étire difficilement,
Comme mes neurones encore défaits.

Le parfum de l'arabica me ravit
Mes sens tentent de résister
Mais l'odorat salue l'ouie
Seuls restent timides la vue et le toucher.

Boire encore un grand bol
Et en avant ce jour nouveau
Repartir dans cette course folle
Métro-Boulot-Dodo

Le nez sur mon café
Je me réveille lentement.
deux sucres et un nuage de lait,
Et la vie me reprend!

Par Timbalou - Publié dans : Poèmes - Communauté : papierlibre
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 22 février 2008
Ils se décidèrent finalement à mettre tout en oeuvre pour retrouver Jeanne Fournier.
Lemercredi suivant, Benoît et Paul se retrouvèrent prêts à commencer leurs recherches. Ils avaient fait chacun de leur côté, une liste des possibilités à explorer. En premier lieu, il leur paraissait, à tous les deux, primordial de se rendre au service d'état civil de la mairie pour vérifier si elle était toujours vivante. Si aucun avis de décès n'avait été notifié dans les registres.
Ils y allèrent confiants, et furent reçus aimablement par la responsable du service.Celle-ci ne put malheureusement que leur refuser l'accès à ces informations. N'ayant aucun lien de parenté avec la personne recherchée, la consulmtation des registres leut était impossible.Elle leur précisa qu'une telle démarche était protégée pendant 150 ans!
Leurs premiers espoirs s'evanouissaient d'un coup! Mais ils avaient l'air tellement décçus que la fonctionnaire se permit de leur semander les raisons d'une telle recherche.
Brisant le silence qu'ils s'étaient imposés, les deux adolescents racontèrent leur découverte.
Touchée par leur récit, la femme leur conseilla de rencontrer le journaliste de la ville, qui serait peut être intéressé pour en faire un article dans le journal municipal. Devant leur yeux qui s'éclairaient à nouveau, elle les accompagna auprès de son collègue.
Posté derrière son ordinateur, l'homme les écouta à son tour, ne sembla pas très enthousaiste mais pris leurs coordonnées téléphoniques et les assura de lancer un appel dans la prochaine édition.

Benoît et Paul remercièrent leurs deux interlocuteurs et se retrouvèrent, dépités, sur un banc dans le parc entourant la mairie.
"- Je crois qu'on y arrivera pas, se découragea d'emblée Paul.
- Ouais, ça va pas être simple... continua Benoît en jouant nerveusement avec le bout de papier sur lequel il avait écrit sa liste.
- On n'a qu'à tout remettre au conservateur du musée, et lui verra ce qu'il faut en faire, suggéra Paul.
Benoît restait muet. Il se remémorait tous les plans qu'il avait imaginés...cherchant une idée lumineuse.
"- Je doute que la presse municipale ait un impact suffisant...Pourquoi ne pas contacter tous les médias locaux pour lancer un avis de recherche, proposa Benoît, reboosté d'un coup par son idée.
Paul se laissa convaincre aussitôt.

Les deux jeunes gens filèrent au point jeunes de la ville pour utiliser les ordinateurs.Pendant que Paul cherchait les différentes adresses des radios, télés et journaux locaux, Benoit rédigea un communiqué récapitulant leur découverte et adressant un avis de recherche pour retrouver Jeanne Fournier.
Ils préparèrent ainsi une vingtaine de courriers.
En les portant le soir même, les deux garçons avaient retrouvé espoir et motivation.
Et une petite pointe d'impatience s'installa en eux. Ils allaient passer les jours suivants à guetter le moindre article et à espérer un éventuel appel sur leur portable.


Pour permettre d'écrire la suite, merci de voter dans vos commentaires pour l'un des choix suivants:
1) N'obtenant aucune réponse, ils abandonnent les recherches.
2)Ils retrouvent la trace de Jeanne Fournier
3)Ils reçoivent plusieurs réponses, plusieurs Jeanne Fournier se manifestent.
Par Timbalou - Publié dans : Roman jeunesse - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mercredi 20 février 2008

Te prendre dans mes bras
te serrer contre mon coeur
Te sentir tout contre moi
Ne plus compter les heures.

Te serrer auu creux de mes bras
Te murmurer des mots doux
Te garder un peu rien que pour moi
Pour de tendres rendez-vous.

T'aimer rien que pour toi
te laisser être et devenir
Savoir t'ouvrir grand les bras
Et te donner l'appui pour partir.

Mais mes bras seront toujours là
Pour te protéger et t'accueillir
Et mon coeur toujours s'ouvrira
Sur le chemin de ton avenir.

Par Timbalou - Publié dans : Poèmes - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Samedi 16 février 2008

Le sablier dans sa course folle
Nous pousse et nous entraine
Les heures et les jours s'envolent
Sans que rien ne les freine.

Le sable s'écoule impassiblement
Quelques patés, quelques châteaux
Nos sculptures, balayées par le vent,
S'élèvent ou s'écroulent aussitôt.

Entre nos doigts, glisse le temps.
Emportés par les grandes marées
S'échappent aussi coquillages blancs
Ecumes et vagues déchainées.

Le sablier dans sa course folle
Passent nos jours et nos semaines
Et toutes nos sculptures s'envolent
Sans que rien ne les freine.


A peine le temps
D'un coup d'oeil en arrière
A peine le temps
Et hier est déjà avant-hier.

Par Timbalou - Publié dans : Poèmes - Communauté : papierlibre
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mardi 12 février 2008

            Après plusieurs coupes de champagne, Claire invita Pierre à se joindre à nous pour le dîner.

Elle nous a joué le grand soir.

Elle a ressuscité la belle nappe en dentelles de Maman. le service de porcelaine et l’argenterie ont été sortis des placards où ils dormaient depuis quinze ans.

Quinze ans que personne n’était venu manger à la maison…

Claire avait dressé une jolie table. Celle des dimanches où l’on recevait. Celle des fêtes.

Je me souviens que j’étais mal à l’aise quand nous mangions dans cette vaisselle. Je craignais toujours d’ébrécher ou de casser ce petit trésor. Et les couverts étaient si lourds…

Le lendemain, j’aimais beaucoup aider maman à essuyer et  ranger l’argenterie. Je ne me  lassais pas d’admirer les piles d’assiettes et les verres en cristal dans le buffet.

Nous ne sortions pas cette belle vaisselle souvent. Uniquement pour les grandes occasions. Quand la vieille tante de Papa venait. Elle était la seule famille qui nous restait. Elle avait d’ailleurs participé grandement à la fête du mariage de nos parents. Il me semble même me souvenir que ce magnifique trousseau de vaisselle était sien et qu’elle leur en avait fait cadeau. Un bel héritage qui nous racontait un peu l’histoire de notre famille.

Selon les amis que nous recevions, le service demeurait ou non dans le placard. Papa n’aimait pas afficher ses biens.Cela aurait pu être mal perçu par certains collègues et amis.

Toutefois, quels que soient nos invités ces jours-là, le beau service trônait toujours sur la table pendant les fêtes de fin d’année.

C’est pour cela, sans doute, qu’il sentait Noël… L’ambiance chaleureuse, la joie d’être réunis, de partager…

Allez savoir pourquoi, Claire d’ordinaire si méfiante et hostile, s’est montré ce soir là, si enjouée et si hospitalière…

 

                        A nous entendre parler de tout et de rien, on aurait pu croire que nous étions amis depuis une éternité. Sans doute le champagne.

Claire discutait, questionnait, s’étonnait, riait même !

Quand l’avais-je entendu rire auparavant ?

 

                        Il était tard quand Pierre se décida  à rentrer chez lui. Claire était curieusement gaie et paradoxalement, je me couchais avec un sentiment de méfiance. Une appréhension. Mon cœur tapait fort dans ma poitrine, battant dans mes oreilles, m’envoyant des mini-flashs dans les yeux.

 

                        J’aurais peut-être dû écouter cette petite voix qui me murmurait :

« -Attention… »

Par Timbalou - Publié dans : roman - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 30 janvier 2008

 

J’ai voyagé au-delà de mes moyens

En m’aventurant dans mille et une contrées ;

Des campagnes rudes ou des palais latins

De la cour d’un roi à des îles désertées.

 

J’ai souffert des vies qui n’étaient pas les miennes

Protégé en mon sein de merveilleux secrets

Courant à travers temps, par les monts et les plaines

Vêtue d’une armure lourde ou d’étoffe nacrée.

 

Parfois, portée par d’intenses joies, je me mèle

Et je m’emmèle dans de palpitants désirs.

J’ai eu de beaux amants et des amies fidèles

Des questions assouvies, des moments de plaisir.

 

J’ai vogué sur des lignes de phrases jolies.

De mots d’amour suaves en cri de colère,

Dans mes transports livresques, je me bonifie ;

Je nourris mon âme de denrées littéraires.

                       

 

J'avais mis en ligne ce poème sur un forum et il a reçu plusieurs commentaires favorables avant d'être effacé. Je le mets à nouveau à disposition, en espérant qu'il n'a pas déjà fait l'objet de copie.


Par Timbalou - Publié dans : Poèmes - Communauté : papierlibre
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander

Présentation

Derniers Commentaires

Recommander

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus