je suis un peu "bousculée" en ce moment, pas trop le temps de vous rendre visite... je reviens le plus vite possible...
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L’envoi des courriers avait été une bonne idée et avait suscité une réaction certaine de la part des médias. En effet, quelques jours après , un article succinct, reprenant quasiment les mêmes termes que leur lettre, avait paru dans la presse locale. Une antenne locale de radio et de télévision avaient manifesté un intérêt plus vif, leur donnant rendez-vous pour des interviews.
Ils se rendirent au studio de la station, avec la maman de Benoît et expliquèrent leur trouvaille, et leur démarche au journaliste. Leur intervention était enregistrée et serait diffusée dès le lendemain.
Pour la chaîne de télévision, ils durent retourner près de leur cabane pour faire quelques prises de vues pour illustrer le reportage.
Ces deux mises en lumière de leur histoire eut très vite des retombées.
La première émana de L’association des amis de l’histoire, de la grande ville voisine, qui se proposa de les aider..
Paul et Benoît, se rendirent dans les locaux où se réunissait l’association. Un peu sur les hauteurs de la ville dans une ancienne caserne militaire, ils disposaient d’une petite salle meublée d’étagères couvertes de toutes sortes de livres et autres documents et d’une grande table, avec des chaises autour.
Monsieur Lalouette, le vice-président les accueillit cordialement, les félicitant de leur démarche et se proposa de mettre à leur disposition les éléments que l’association disposaient quant à l’exode de la population durant la seconde guerre mondiale.
C’est ainsi qu’ils apprirent qu’en 1944, beaucoup de personnes s’étaient réfugiées dans le département de l’Eure-et-Loir…Ainsi, après une discussion passionnante avec l’historien, les deux jeunes gens s’entendirent pour envoyer un nouvel avis de recherche dans cette région au cas où cela aurait été la destination de Jeanne Fournier et qu’elle soit restée là-bas.
Malgré toutes leurs démarches et leur enthousiasme, il fallut attendre un peu plus d’un mois pour qu’enfin, Benoît et Paul aient des nouvelles de leur affaire…
Ce sont les coordonnées postales de Benoît qui avaient été transmises, et c’est donc lui qui eu la primeur du premier courrier.
Il s’agissait bien d’une dame nommée comme leur chère « disparue ». ce n’était pas elle qui écrivait car elle était âgée et avait demandé à son assistante de vie de faire le courrier à sa place.
Paul et Benoît relurent à plusieurs reprises les quelques lignes.
Elle était heureuse qu’on ait retrouvé « son trésor » et de pouvoir revivre quelques souvenirs heureux de son enfance grâce à eux et elle était impatiente de les rencontrer et de remercier de si charmants jeunes gens.
Les deux adolescents ressentirent un sentiment de fierté…Ils étaient heureux d’être aller jusqu’au bout et trépignaient déjà d’impatience de rencontrer enfin leur Jeanne Fournier…
Par téléphone, ils réussirent à fixer avec l’assistante de vie, un rendez-vous le samedi après-midi suivant.
Ils sollicitèrent Monsieur Lalouette pour les accompagner.
Ce dernier accepta avec grand enthousiasme.
Les quatre jours qui les séparaient du moment de la rencontre leur parurent très longs … Un sentiment d’impatience et d’appréhension les tenait. Qu’allait-ils pouvoir lui dire ? Allaient-ils oser lui poser des questions ? Ou simplement lui rendre ses affaires et la saluer poliment, rendant le passé au présent ?
Monsieur Lalouette passait les chercher à 13h30 devant chez Benoît, aussi en finissant les cours à 12h30, les deux garçons avaient à peine le temps de rentrer chez eux, manger vite fait, et prendre le trésor et repartir. Un planning bien chronométré par Benoît, qui connut pourtant un léger décalage.
En effet, en arrivant chez lui avec Paul, sa mère lui tendit deux enveloppes qui lui étaient adressées.
Sur le moment, il les posa négligemment sur son bureau, les laissant en attente pour le soir. Mais, en voulant se saisir de son carnet et de son crayon, pour réaliser une éventuelle interview de leur hôte, une des enveloppes tomba à l’envers sur le tapis. Le nom de l’expéditeur sauta aux yeux de Paul : Jeanne Fournier !
Ils se dépêchèrent d’ouvrir les deux courriers, quasi identiques. Il s’agissait là aussi, de Jeanne Fournier qui les remerciait d’avoir gardé ses affaires et qui serait heureuse de les rencontrer !!!
Stupéfaits, les deux adolescents se laissèrent tomber sur le lit…
L’enquête n’était donc pas terminée comme ils s’en était réjouis…Il leur fallait maintenant découvrir qui était LEUR Jeanne Fournier !
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commentaire:
1) ils décident de rencontrer les trois pour savoir qui est la bonne
2) ils donnent les courriers à Monsieur Lalouette pour qu'il continue l'affaire
3) ils envoient un questionnaire à chacune pour déduire en fonction de leurs réponses qui est la bonne Jeanne Fournier.
Il fait gris sur le parvis de la gare du Havre. Le ciel est désespérément nuageux, les gens se pressent, les cols remontés, les yeux baissés.
Il y a du passage ici. Des allées et venues incessantes.
Une population hétéroclites se croise, sans jamais vraiment se rencontrer. Des étudiants, des profs, des travailleurs. Le week-end, quelques familles.
Tout un petit monde conditionné. Robotisé.
Le Hall est encore plus triste, malgré quelques tentatives de mini expos, quelques œuvres artistiques abandonnées là.
Un relais-presse, des cabines-photos, une brasserie quasi déserte. Des toilettes insipides où je me réfugie de temps en temps. Un brin de toilette quotidien quand le personnel de la RATP est affairé ailleurs, et par grand froid pour me chauffer un peu les doigts sous le sèche-mains.
Sur les quais en courant d’air, trois voies qui s’en vont vers d’autres horizons. Plus gais ?
Une salle d’attente sommaire où je suis interdit de séjour.
Il fait toujours triste sur le parvis de la gare du Havre. Pourtant, j’ai dû y élire domicile. Mon gros sac en plastique comme seul bien. Je vois les gens courir leur vie sans grand enthousiasme.
Parfois, quand un d’eux me sourit, il y a comme un rayon de soleil qui passe, l’espace d’un instant.
Je dois ne pas réussir mes envois de textes ou alors ils ne sont pas retenus pour le blog . Quelqu'un peut -il m'éclairer?
Tous les mots que j'invente
Tous les mots que je pose
Sur des bouts de papier
Sur des carnets secrets
Tous les mots que je chante
Tous les mots que j'ose
si doucement prononcer
Ou que je voudrais crier
Tous ces mots qui m'échappent
Tous ces mots qui n'existe même pas
Que j'essaie d'apprivoiser
Ou que je voudrais inventer.
Tous ces mots qui me frappent
Tous ces mots au fond de moi
Qui restent dans ma gorge serrée
Et trop souvent je me tais.
Plein de mots
A vous dire
Plein de mots
A écrire.
Plein de mots morts-nés
Que je ne saurai énoncés
Plein de mots que je vous destinais
Et que je n'arrive pas à assembler.
Des étoiles se sont posées sur mon cœur.
Là, jusqu’au plus profond de mon âme
Scintillent quatre merveilleuses flammes
Réchauffant ma vie et toutes ses couleurs.
Elles illuminent le ciel de mes jours
Précieusement. Nul autre lueur n’éclaire
Mon regard, qui ne converge alentour ;
Ignorant même la foudre et tous ses éclairs.
Quatre petits astres accrochés à mon souffle
Comme de fragiles et sublimes trésors,
Même si demain ma vie s’essouffle
Les protégerai encore par delà la mort.
Quatre étoiles se sont posées sur mon cœur
Accordant à ma vie bien plus que sa valeur.
Tu prends la première à droite.
Encore !
Je vais finir par croire que tu le fais exprès !
Tu hésites pourtant, puis tu tournes, tu bifurques, tu contournes ; mais chaque fois, tu te trompes de direction. Tu prends toujours la première à droite.
Alors que mon cœur est à gauche !
Trouveras-tu enfin le bon chemin ?...
(même exercice que précédemment!)
Petit exercice proposé par la Petite fabrique d'écriture...Trop tard pour le mettre sur le blog de la communauté mais pas pour vous le porposer.
La consigne: Commencer le texte par "tu prends la première à droite" (réf. Raymond Queneau.)
Tu prends la première à droite ; tu sais la grande artère qui traverse la ville, bordée de magasins en tout genre, d’arrêts de bus où nombres d’histoires se sont commencées ou dissoutes. D’ailleurs, il y a le nôtre, celui de la ligne 9, qui m’amenait à te rejoindre. Au premier carrefour, après la sous-préfecture, tu tournes à nouveau à droite et au premier feu à gauche. Tu passeras devant la bibliothèque qui nous accueillait les jours de pluie, tu continues encore un peu jusqu’au café des Témoins, qui a bien changé depuis. On n’y voit plus guère que de vieux habitués. Puis, tu tournes juste après à gauche. Ah ! te revoilà sur la grande artère. Juste à côté de notre station de bus !
Si je te manques comme tu me manques. Si ta vie s’ennuie de moi…Je t’attendrais ici, là-bas. Comme autrefois à 14h22, chaque premier samedi du mois jusqu’au printemps…
Et si tu ne viens pas, je tournerais à gauche et changerais pour de bon de chemin.
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